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La parole à André :
"3 traces cette année en direction de BRANTES,
aujourd’hui inscrites au palmarès du Club – 17 participants : c’est
bien, mais le C.S.P. peut mieux faire, j’en suis certain.
Les itinéraires tracés entre DURANCE et EYGUES s’égayaient dans les
montagnes de CHABRE, de la CLAVELIERE et de l’HERE avec, en prime pour
certaines, celles du LUBERON et de l’ALBION. Dénivelés « moyens »
quoique, la trace N°2 était bien servie en cols dont certains avec 3
chevrons laissent quelques souvenirs (mais, que serait le
CYCLOTOURISME sans souvenir !?).
J’étais inscrit dans la TRACE N°1 – cheftaine Françoise –
Quelques soucis mineurs samedi matin : Joël oublie son bidon dès le
départ et retourne sur 2km pour aller le chercher dans sa voiture.
Perte de temps au contrôle de MANOSQUE, je ne sais trop pourquoi. Roue
arrière de Gérard presque à plat dès LA BRILLANNE : gonflage,
regonflage, re-regonflage dans l’espoir d’arriver ainsi jusqu’à
SISTERON pour finalement réparer en urgence à quelques kilomètres de
là.
Sur la place d’en-haut de la Cité-Forteresse de la « CLAOU de PROVENCO
», Marie-Thérèse est là qui nous attend. Coup d’œil à sa voiture ; il
ne reste qu’une petite lumière au centre de la lunette arrière,
sécurité oblige...le reste, étant passablement bourré de sacs. Un
grand MERCI à notre dévouée accompagnatrice.
Il est 12h30. Elle nous signale que la trace N°3 vient
de partir (capitaine Jean-Claude ABADIE). Ils sont donc en avance et
nous en retard sur l’horaire prévisionnel. Seraient-ils en train de «
nous la jouer » à la montre !? Ah, les coquins !... Mais,
intérieurement je rigole. SISTERON passé, ils vont s’enfoncer dans les
montagnes pour rejoindre l’itinéraire de la N°2 et les cols qu’ils
vont devoir franchir sauront limiter leur velléité. Ah, mais !...
Quant à nous, remontée tranquille le long de la rive
droite du grand BUECH que nous abandonnons en face EYGUIANS et, le col
de la FLACHERE négocié au train « de sénateur » (une formalité côté
EST) nous traversons St ANDRE, le bien nommé (sic !), ROSANS,
VERCLAUSE pour arriver à SAHUNE à 17h00 avec 1h00 d’avance sur mon
programme. Nous sommes les premiers... petit sourire en coin en
pensant à nos amis de la N°2 et N°3 qui ahanent encore sur des
pourcentages élevés là haut dans les montagnes.
Ils arrivent tous vers 17h30/17h45 très satisfaits de
leur prestation mais un peu surpris des parcours que je leur avais
concoctés.
Hôtel de SAHUNE réquisitionné par le C.S.P., repas copieux et spécial
cyclo, nuit au calme... ou presque pour certains, petit déjeuner « le
top ». Dehors, il pleut à verse. Ce sont les arrière-gardes des
trombes d’eau perçues durant toute la nuit.
Jean-Claude ABADIE tente de négocier un départ différé mais, fort
heureusement ses propositions seront étouffées dans l’œuf puisqu’à
7h20, prêts pour notre départ, les humides nuées s’éloignent dans le
ciel.
Ouf ! capes et K-way à « refourguer » dans les sacs.
BRANTES est à 60 km au bout d’un parcours magnifique : collines du
nord du VENTOUX, cols de VEAU et de St LEGER négociés dans le froid,
vallée du TOULOURENC rivière impétueuse aux crues dévastatrices...
Durant la nuit, aux intempéries un peu exceptionnelles
pour un 4 avril, le géant de PROVENCE s’est couvert d’une houppelande
toute blanche dont les franges viennent caresser les abords de notre
chemin. Moulinette obligatoire pour grimper les 1,5 km jusqu’à BRANTES
; village d’opérette accroché au flanc de la colline... Allez-y, toute
description me paraît impossible !
Au contrôle d’arrivée nous trouvons Yvette PENDU, déléguée
incontournable pour les TRACES, installée sous une grande tente dont
le toit arbore encore quelques flocons et qui « baigne » dans cinq
centimètres de boue glacée, conséquence des cataractes célestes de la
nuit...
Elle est gelée mais stoïque au poste devant ses
listes, cahiers, tampons et autres médailles et, ce n’est pas la bise
furtive et amicale faite par-dessus la table qui va la réchauffer :
elle ne réchauffe que les cœurs... ce n’est déjà pas si mal !
Plus haut (le village étant construit tout en étages), je trouve l’ami
Bernard (LESCUDE) responsable, m’a-t-il semblé, d’un stand de
l’organisation papale... Oh, pardon ! Mon esprit, ma langue ont «
fourché » ; je voulais dire « pascale ». Pas étonnant, mon ami c’est
le pape des Diagonales, puisque Président de cette prestigieuse
amicale. Et, de plus il présente avec précision et ingéniosité, la
rubrique « CYCLOTECHNIE » dans notre revue nationale CYCLOTOURISME...
Il tape du pied, il a froid. Alors, en lui faisant la bise, il m’a
glissé à l’oreille (mais vous ne le répèterez surtout pas ! Promis ?)
qu’il venait de trouver le sujet de sa prochaine rubrique : « Braséros
transportables pour cyclo-maso ! »
Allez, portez-vous bien.
L’an prochain, nous fêterons VELOCIO sous le soleil...
Parole d’André.
André
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